Les églises

Couvent des Minimes – Beauregard l’évêque

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Situé à 400m d’altitude, le couvent des Minimes, nommé aussi l’Abbaye de Mirabeau, domine l’Allier et a une vue imprenable sur les Limagnes et les monts d’Auvergne. C’est au cours du XVIème siècle qu’à la demande de l’évêque de Clermont l’édifice est édifié par les moines de l’ordre des Minimes, un ordre religieux qui a pour objectif d’évangéliser dans le cadre de la Contre-Réforme. Le couvent est constitué d’un ensemble hétérogène de bâtiments de taille imposante construit au fil des siècles. La chapelle du XVIème siècle présente une belle architecture de la 1ère Renaissance française, rare en Basse-Auvergne. Au XVIIème siècle, on voit se greffer un cloître, une maison et ses dépendances. Vendu comme bien national lors de la Révolution à un fermier, un bâtiment est ajouté au XVIIIème siècle pour usage agricole. Le couvent des Minimes est aujourd’hui privé et est classé au Monument Historique depuis 1908.

Chapelle Saint-Aventin – Beauregard-l’évèque

Cette chapelle de cimetière est dédiée à l’un des deux anciens patrons de la paroisse. L’édifice présente une seule nef rectangulaire que prolonge un choeur dont le chevet est à trois pans coupés et dont l’axe est déplacé par rapport à celui de la nef. La nef, du Xe siècle, est éclairée au sud par deux ouvertures qui présentent toutes les caractéristiques de l’époque carolingienne. Elle est couverte d’une charpente. Le choeur roman est formé d’une travée droite sensiblement carrée et d’une abside à trois pans coupés. Le portail, percé dans le mur sud, présente un arc en plein cintre reçu sur des impostes surmontant les piedroits. Séparée de la nef par deux pilastres, cette travée est couverte d’un lambris à poutrelles entrecroisées. Un oculus est percé au sud, et une niche est creusée dans le mur nord. La façade occidentale est remaniée à l’époque gothique et est percée par un arc brisé qui forme la porte. Cette façade est surmonté d’un clocher-mur, dont la partie supérieur s’est effondrée.

Église Saint-Cerneuf – Billom

L’origine de cet édifice remonte à la fin du XIème siècle ou au début du XIIème siècle. De cette époque, il ne reste que la crypte et le déambulatoire. Le portail occidental, la nef et les bas-côtés datent du XIIIème siècle. Le choeur est surélevé et est percé de fenêtres hautes.
La nef présente une architecture gothique dite Plantagenêt qui fait référence, entre autre, aux édifices poitevin.
Cette ancienne collégiale présente un décor peint de la fin du XIIème siècle dans la crypte et du XIVème siècle dans la chapelle du Rosaire de grande qualité.
L’édifice a été très restauré au XIXème siècle, notamment le clocher. En 2012 et 2013 l’église a fait l’objet de nouveaux travaux à l’extérieur : le chevet et le portail nord.
Elle est classée monument historique depuis 1862.

Eglise Saint Loup – Billom

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Eglise Saint-Loup

Grâce aux documents historiques, nous savons que la paroisse de Saint-Loup est antérieure à l’époque carolingienne. Dévastée par les chanoines de Saint-Cerneuf à la fin du XIème siècle, elle est réédifiée sur l’ordre du pape Urbain II. Vers 1121, elle est cédée à l’évêque de Clermont. Succédant donc à un édifice plus ancien, l’édifice que l’on connaît aujourd’hui a été commencé en 1265 et a été terminé 150 ans plus tard. La nef est longue de 5 travées, possède des bas-côtés et se termine par une abside à cinq pans. Un tremblement de terre, au XVème siècle, détruit les voûtes de l’avant chœur et de la nef. On charpente donc la nef. C’est vers 1830 que les voûtes de la nef sont reconstruites mais plus basses que les anciennes. Les voûtes en croisée d’ogives des bas-côtés sont d’origine. Ces voûtes présentent des clés sculptées ainsi que des vestiges de peintures. Le clocher qui s’élève à gauche du porche est de construction moderne, sur une ancienne base.
L’église est désacralisée depuis la fin des années 1990 et fermée aux visiteurs. Elle est classée MH depuis 1983.

Église Saint-Julien – Bongheat

L’église Saint-Julien est un des édifices les plus anciens du territoire. Cet édifice présente une architecture mêlant style roman et gothique. En effet, la nef romane semble datée du XIIème siècle, et compte deux travées dont les piliers engagés sont décorés de chapiteaux à feuillage. Le chœur gothique date du XIVème siècle. Ce dernier est voûté de six ogives rayonnant à partir d’une clé sculptée d’une tête au milieu du feuillages. De plus, on observe cinq pans ornés de fenêtre à meneaux dans le chœur. Les fenêtres sont tréflées et surmontées d’un quadrilobe. Le clocher, datant du XIXème siècle est au-dessus d’une travée recouverte d’une coupole sur trompe. Les peintures murales intérieures imitent le marbre et semblent remonter au XIXème siècle. Elles ont été réalisées par Zanini, peintre à Thiers.

Église Saint-Martin – Chas

L’église Saint-Martin de Chas est une ancienne chapelle castrale éleveè à l’époque romane mais très remaniée. On y accède depuis un porche dont l’une des clés de voûte porte la date de 1588 (classé depuis 1969). Dans le mur Sud, une niche a été aménagée contenant une statue en pierre de St Roch.
La nef a trois travées, voûtée en berceaux brisés séparés par des arcs doubleaux qui prennent appui sur des piliers carré à impostes. Deux chapiteaux de type roman ornent des colonnes engagées aux angles de la porte. Le chœur, est constitué d’une courte travée droite, voûté en berceau brisé, et se termine par une abside en cul-de-fou. Des décors peints en stuc de styles classiques, avec pilastres et entablements sont présents dans l’église.

Eglise Notre-Dame – Egliseneuve-près-Billom

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Il subsiste encore l’église et les bâtiments conventionnels de l’ancien prieuré bénédictins Notre-Dame. Aujourd’hui c’est l’église paroissiale, qui a sûrement été bâtie au XVème siècle. A l’origine, l’église ne possédait qu’une nef unique longue de trois travées et une abside. En 1786, une chapelle ouverte sur l’extérieur est ajoutée au sud de la troisième travée. Au cours du XIXème siècle, de nombreuses restaurations et reconstruction ont été menées. On rajoute, par exemple, 2 chapelles. C’est au XXème siècle que l’église est restaurée intérieurement.

Église Saint-Julien – Espirat

L’église est dédiée à St Julien d’Antioche. L’ensemble date du XIIème siècle et montre une courte nef de deux travées, voûtée en berceau ornée d’arcature. Au XVème siècle, on ajoute les deux bas côtés voûtés sur croisée d’ogives. La croisée du transept est une coupole et précède l’abside à chevet plat. L’église possède plusieurs chapiteaux sculptés. Le clocher que l’on voit aujourd’hui est plus tardif, il date du XIXème siècle.
L’édifice est classé depuis 1926.

Église Sainte-Madeleine – Estandeuil

Cet édifice date du XVème siècle et présente une église orientée à tour-clocher possédant une large nef unique de deux travées, caractéristique du gothique méridional, et un chœur polygonal à trois pans. Des chapelles au nord et au sud permettent de former les bras du transept. On observe un escalier à vis desservant le clocher par une tourelle polygonale. Dans ce clocher de plan carré prenait place une cloche en bronze (1,5 tonnes) datée de 1564 et inscrite à l’inventaire des Monuments Historique depuis 1911. Sa décoration est très travaillée : deux de ses six anses sont sculptées en bustes féminins élancés vers le ciel ; des inscriptions en caractère gothique enlacent le dôme, priant le ciel de protéger la commune des orages, des tempêtes, de la foudre et du gel ; deux croix, opposées l’une à l’autre, sont sculptées en relief. A la base une frise de fleurs de lys met en valeur la courbe de la cloche. La cloche est maintenant déposée sous le clocher dans l’église.

Église Saint Pierre aux Liens – Fayet-Le-Château

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D’origine romane, l’église de Fayet-Le-Château, construite en granit, a été agrandie et remaniée à l’époque gothique. Le plan se compose d’un avant corps, une nef unique longue de trois travées, un clocher et d’une abside semi circulaire dotée d’une chapelle axiale. Au nord, une chapelle a été ajoutée à l’époque moderne. Le portail est surmonté d’un arc en plein cintre. Sur le mur sud, à l’extérieur, on note la présence de contreforts plats, fréquent pendant l’époque romane. Le chevet possède trois chapelles, dont une axiale, montrant ainsi une volonté certaine de s’inspirer des chevet à chapelles rayonnantes. Les parties les plus anciennes de l’église concernent le chœur et la nef qui datent du XIIème siècle. Il faut noter la présence de peinture murale, datant sans doute du XVIème siècle et complètement restaurées en 2010. Le décor peint présente principalement des formes géométriques, des trompe l’œil et un arbre de vie, seul symbole religieux présent dans l’église.

Église Saint-Jean – Glaine Montaigut

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Eglise Saint-Jean

Cette église romane date du XIIème siècle. Elle est composée d’une nef à deux travées, voûtée en berceau, flanquée de bas-côtés voûtés en demi-berceau. La troisième travée, porte le clocher, est voûtée en coupole à huit pans. Le chœur en berceau est fermé par une abside en cul-de-four, et posséde une absidiole en cul-de-four. A l’époque moderne, on ajoute, au nord une tourelle d’escalier. A l’ouest, un porche roman occupe toute la largeur de la façade occidentale. Au sud, deux des grandes fenêtres romanes ont été remplacé, au XVème siècle, par des ouvertures plus grandes, afin d’apporter plus de lumière. L’église présente des chapiteaux figurés et décorés de végétaux rappelant notamment le bestiaire roman (sirène, centaure, griffon).
L’église possède aussi un décor peint important restauré à la fin des années 1990. Le choeur reçoit une fresque présentant un thème oriental : la Déïsis.
L’église est classée depuis 1903.

Église Saint-Pierre – Isserteaux

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Cette église possède une structure d’origine romane datant sûrement du XIIème siècle, avec un chœur semi-circulaire et une nef principale. Des modifications ont été apportées à l’époque gothique, telles que l’adjonction d’une nef au nord de la première, le revoûtement de la nef et de la travée droite du chœur. L’appareillage régulier est mis en valeur grâce à la polychromie des pierres et à la présence de détails sculptés. Le clocher actuel a été construit en 1830 en moellon de granite de pays. Le précédent avait été rasé sous la Révolution et les cloches qu’il contenait ont été fondues.

Église paroissiale Saint-Michel – Mauzun

On pense que l’église Saint-Michel de Mauzun a été édifié au XVème siècle. Seul le chœur, voûté d’ogives, le portail d’entrée et la chapelles sud, voûté d’arêtes, date de l’époque de sa construction. La nef a été reconstruite en 1649 (comme le montre la date au-dessus du portail ouest). Pendant la Révolution, le clocher a été abattu, mais a été reconstruit en 1801. En 1828, la sacristie à l’est est construite, collé au chevet. Puis, tout le long du XIXème siècle, de nombreuses restaurations et réparations ont été mise en œuvre pour donner le résultat que l’on connaît aujourd’hui.

Eglise de la Vialle – Montmorin

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Eglise de la Vialle

L’église de la Vialle est l’ancienne chapelle castrale du château de Montmorin qui se situe juste à côté. Elle date du XIIIème siècle et est de plan rectangulaire sans transept. Une partie est construite au XVème siècle, comme la nef à deux travées, et une autre au XVIème siècle. On peut remarquer que la travée du chœur est plus étroite que les deux autres. Cette dernière est voûté d’ogives, dont la clé est ornée des armes des Montmorin, alors que les deux travées de la nef sont voûtés d’arêtes et séparé par un arc doubleau, retombant sur des consoles ornées de blasons qui sont portés par des anges.

Église Saint-Symphorien – Neuville

Ce sanctuaire est l’un des rares exemples d’édifices roman primitif auvergnat. La nef et les bas côtés sont très étroits et offrent des caractères propres à l’art roman auvergnat à ses débuts : importances des surfaces murales, absence de chapiteaux et de décors sculptés. Le chœur et le transept débordant sont plus tardifs et montrent un style gothique. Un cloché ajouré de baie géminée en plein cintre s’élève au niveau de la troisième travée (ancienne croisée du transept avec la reconstruction d’un transept gothique). L’édifice abrite un intéressant mobilier, dont deux retables du XVIIème siècle restaurés récemment : Le Martyr de Saint-Symphorien et la Vierge des Sept Douleurs.

Église Saint Didier et ancien prieuré – Saint-Dier-d’Auvergne

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Eglise Saint-Didier

L’église et l’ancien prieuré de Saint-Dier dépendaient de l’abbaye de la Chaise-Dieu. L’église remonte au XIème siècle et est composée d’une nef à trois travées avec bas côtés et une abside, plus large, circulaire, voûtée en cul-de-four, flanquée de trois chapelles rayonnantes, une au centre quadrangulaire et les deux autres semi-circulaire. L’église s’ouvre par un portail décoré de trois voussures traitées en polychromie, alternant arkose rouge et granite gris.
De nombreux éléments du prieuré ont disparu ou ont été modifiés, mais de nombreuses traces de dispositions primitives sont encore présentes, tel que des chapiteaux romans, salles voûtées. Une ancienne salle du prieuré renferme une fresque présentant un christ en majesté et le tétramorphe. Malheureusement, cette fresque est aujourd’hui partiellement détruite et très abîmée. L’ensemble est classé aux Monuments historiques depuis 1908.

Église Saint Jean – Saint-Jean-des-Ollières

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L’église Saint Jean datée du XIIème siècle, témoigne du roman primitif auvergnat à l’époque des premières tentatives de voûtement. La lourdeur des piles et des contrebutements, l’étroitesse des bas côtés montre un certain manque d’habilité surprenant au début du XIIème siècle. La nef, compte quatre travées voûtées en berceau lisse, avec deux bas côtés en demi berceau. Ces derniers s’ouvrent sur des absidioles flanquant l’abside. L’abside en cul-de-four, en grès rouge violacé, est classé depuis 1963.
L’église a été donné en 1225 par l’évêque de Clermont à l’abbaye de la Chaise Dieu et elle était dépendante du prieuré de St Dier. Des modifications ont été apportées au XVIIème et XIXème siècle, comme l’ajout du clocher carré. Les chapiteaux sculptés devaient être peints.

Église Saint-Julien – Saint-Julien de Coppel

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Cette église paroissiale gothique a été construite à la fin du XIVème siècle et XVème siècle, sûrement sur une église romane dont il ne reste rien. Lorsque l’église a été consacrée, la nef ne possédait ni chœur, ni chapelles. Plus tard, les constructions de chapelles, d’un chœur à trois pans et d’une sacristie sont venues compléter l’édifice. Le choeur est éclairée par un ensemble de vitraux du XIXème siècle remarquables. La nef à trois travée est précédée d’un porche surmonté d’une tour carré à étages. L’édifice possède un clocher en pierre de taille d’arkose.
L’église possède une très riche collection de mobilier religieux et de vêtements liturgiques. Elle abrite également une peinture de Degeorges, « le Christ au jardin des Olivier » peintre auvergnat du XIXème siècle.
L’église est inscrite depuis 1994 à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

Chapelle Notre-Dame de Roche – Saint-Julien de Coppel

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Chapelle Notre Dame de Roche
Auteur : D. Debost

Elle est la chapelle de l’ancien château-fort qui, au Moyen-Âge, couronnait le plateau et avait donc un panorama dégagé. Aujourd’hui, il ne reste que cette chapelle et la partie inférieure d’une tour qui appartenait au château. Ce petit édifice roman, a une seule nef, a sûrement été construit vers la fin du XIème siècle, ou au début du XIIème siècle (date à laquelle le château a été édifié). Le choeur avait, primitivement, trois fenêtres. Au XVème siècle, la fenêtre sud a été agrandi, pour apporter plus de lumière, alors que celles du nord et de l’est ont été bouchées par de la maçonnerie. Autrefois dédié à Saint-Sébastien, officier romain percé de flèches, elle est, depuis plusieurs siècle, honorée pour la Sainte-Vierge. On peut ainsi retrouvé une petite statue de la Sainte, en bois de tilleul ou de sapin, haute de 51cm et a été sculpté vers 1325. La chapelle possédait aussi un clocher pouvant contenir 3 cloches. Mais lors de la Révolution, comme nombres d’édifices religieux, il a subi des dommages : une des cloches a été volée (et sûrement fondu) et le clocher a été abattu. Il est remplacé pendant l’époque moderne.

Eglise de Contournat – Saint-Julien de Coppel

La chapelle du Sacré-Coeur du Contournat a été construite en 1863 selon le testament de Monseigneur Benoît Flaget, né à Contournat en 1763, évêque de Bardstown et Louiville aux Etats-Unis, et mort en 1850.
La famille Flaget en fera don à la commune comme église de Contournat : la paroisse fut créée en 1880 et la chapelle, bénie en 1881. La sacristie et les deux chapelles latérales, dédiées à la vierge et à Saint-Joseph, sont des ajouts faits entre 1880 et 1882. La chapelle a été restaurée en 1983.

Église Saint-Saturnin – Trézioux

L’église d’origine date du XIIème siècle. Elle est reconstruite au XIVème siècle, dans un style proche des églises casadéennes du Livradois et du gothique méridional. Elle dépendait de l’évêque de Clermont jusqu’en 1789. Au XVème siècle, une seconde nef vient doubler la première nef, un clocher est élevé et un presbytère est accolé au flan sud. Au XVIème siècle, l’édifice se voit ajouté une chapelle seigneuriale. Le clocher est remplacé au XIXème siècle. Des fouilles ont permis de montrer l’existence de décors anciens en plusieurs strats sous les enduits du XIXème siècle.

Église Notre-Dame – Vassel

Cet édifice date du XIXème siècle présente un style néo-classique. A l’intérieur, deux vitraux décorés de 1864, représentent Saint-Pierre et Saint -Paul. La cloche est de 1836. On retrouve aussi deux retables peints montrant Saint-Joseph et l’enfant Jésus, et l’autre l’apparition de la Vierge à Saint-Dominique. Enfin, un grand tableau au fond de l’église représentant l’Assomption de la Vierge a été donné par l’État en 1878.

Ancienne église Notre-Dame – Vertaizon

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Eglise Notre-Dame
Auteur : A. Quinton

Au XIIIème siècle, les évêques deviennent propriétaire du château. Ils décident alors de construire une église pour la paroisse. Ils utilisent donc l’emplacement de l’ancienne chapelle castrale pour édifier la nef, à la suite de laquelle sont construits l’abside et le clocher. On date la nef et les bas-côtés du XIIème siècle et le chœur du XIIIème siècle. L’église est désaffectée depuis 1892 et depuis le début du XXème siècle, la nef et les bas-côtés ont progressivement disparu. Aujourd’hui, il ne reste que deux grandes arcades de la nef, la crypte et le proche nord. A l’intérieur du choeur, le décor se compose essentiellement de culots et de chapiteaux formant frises ornées de masques d’écussons et de fleurs de lys ou de feuillage. On a aussi mis au jour des traces de peintures murales dans la chapelle : probablement une représentation de Saint Christophe.