Chas est une de ces bourgades auvergnates qui ont su rester hors du temps. Disputant au blé sa prééminence, betteraves, maïs et tabac côtoient des productions originales et anciennes, telle que cette culture d'ail, probablement introduite au Moyen-Age par les gens d'Eglise.
On pénètre dans Chas par une porte fortifiée surmontée d'une campanile en fer forgé. Au Moyen-Age, la multiplication des systèmes défensifs de divers types (basse-cour du château, réduits fortifiés, enceintes villageoises) en raison d'une longue période d'insécurité liée entre autre à la guerre de Cent Ans, a pour conséquence de créer, au centre de nombreux villages, un noyau aux maisons serrées, séparées par des ruelles étroites de manière à ne pas perdre de place et à permettre au plus grand nombre de personnes possible d'y trouver un refuge.
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La paix revenue, le fort perdit sa vocation défensive première. Des aménagements importants lui donnèrent une spécialisation agricole et viticole jusqu'à ces dernières années.
Les quartiers de ce type (souvent appelés "forts villageois") constituent encore aujourd'hui un trait caractéristique de nombreux bourgs auvergnats.
Sur place, une intéressante fontaine en lave de Volvic comprend un bassin octogonal ayant en son centre une colonne avec chapiteaux, portant une vasque circulaire à quatre griffons saillants.
On accède à l'ancienne chapelle castrale élevée à l'époque romane, mais fortement remaniée par un porche Renaissance, dont l'une des clefs de voûte est classée Monuments Historiques. Le mobilier comprend quelques beaux éléments dont une Piéta du XVème siècle. |