La Roche aux Fées, près du château de La Peyrouse, est le plus ancien témoignage connu d'une occupation humaine sur le territoire de la commune d'Egliseneuve-près-Billom. Cette grande table en pierre, posée horizontalement sur un rocher vertical, est creusée de cavités faites de main d'homme. On a aussi retrouvé la statue d'un dieu cavalier au triton invoqué à l'époque gallo-romaine pour obtenir la pluie. Le nom de la commune atteste la construction d'une nouvelle église, sous le vocable de saint Ferréol ou de Notre-Dame, qui fut attachée en 1269 à la collégiale Saint-Cerneuf de Billom. C'est un monument qui possède quelques parties du XIVème siècle. Non loin de celui-ci se trouve des vestiges d'un ancien prieuré bénédictin qui dépendait de l'abbaye de Manglieu. La cure était elle aussi sous la nomination de l'abbé de Manglieu avant la Révolution. |

vue du puy de Mérailles sur le village des Pierrys
|
|
Le cahier de doléances de 1789 insiste sur la pauvreté du sol de la commune qui prendra un temps le nom de Beau Vallon durant la Révolution. De grands défrichements poursuivis au cours du XVIIIème siècle n'ayant pas donné les résultats espérés, beaucoup d'habitants sont contraints à émigrer saisonnièrement faute de ressources.
Des ressources, il semble qu'il en existe dans le sous-sol. En 1841, le maire de Mauzun, Jean-Baptiste Greliche, fait en vain la demande d'une concession pour exploiter une couche de minerai de fer découverte au lieu dit le Bois de Forestille. En 1846, Barbier et Daubrée, les ancêtres des Michelin, créateurs d'une usine traitant le caoutchouc à Clermont, renouvelèrent la demande qui n'eut aucune suite.
Dans ces années-là et celles qui suivront, la culture de la vigne se développe. En 1835, on ne compte que 66,6 ha en vigne (4% des surfaces cultivées) alors qu'en 1900 on en dénombre 320 (20% des surfaces cultivées) produisant 1 000 000 de litres ! En 65 ans, le vignoble paysan est devenu un vignoble marchand. Malgré les efforts de reconstitution après la crise du phylloxéra (l'insecte apparaît en 1903 sur la commune) et les retombées catastrophiques de la Grande Guerre, les surfaces replantées ne dépasseront pas les 115 ha. En 1994, il restait 15,5 ha de vigne, chiffre modeste qui, pourtant, traduit un attachement passionné à une tradition et à un savoir-faire qui marquent toujours le paysage et les hommes. |