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VOUS ALLEZ RESTAURER VOTRE MAISON - LES EXTENSIONS

Votre projet de réhabilitation est peut être plus complexe, et intègre la création ou l’extension de l’habitation dans d’anciennes dépendances agricoles.

L’extension de l’habitation dans une ancienne dépendance agricole, bien souvent dans la grange
mitoyenne, est un exercice délicat si l’on veut respecter la cohérence de l’ensemble bâti.

Il est essentiel de conserver le caractère du bâtiment et de chacun de ses volumes malgré les transformations envisagées.
Il faut éviter d’appliquer une solution globale, qui uniformiserait le logement et ses anciennes dépendances : par exemple un enduit identique sur
toute la construction ou à l’inverse le décrépissage des façades du logement afi n d’avoir un aspect "pierres apparentes" semblable à celui de la grange.

L’histoire des villages est traditionnellement faite
d’extensions successives. Une première extension, légèrement plus basse, est d’abord accolée au volume initial, avec des pentes de toit identiques.
Une seconde extension, à nouveau réduite vient s’appuyer en pignon. La toiture mono pente, l’utilisation du bois en
bardage en font une typologie familière dans nos villages.
L’évolution la plus simple consiste à étendre le volume de l’habitation dans celui de la grange.  
Placer un chassis en retrait de l’ouverture existante de la grange permet de conserver les portes et donc la possibilité de clore facilement l’extension. Les proportions de la nouvelle fenêtre de grange s’inspirent de la petite ouverture existante en rez-de-chaussée. La reconversion de la porte de grange apporte ici la lumière nécessaire au confort de l’extension, en rez-de- chaussée et en étage. Malgré sa transformation, la porte de l’ancienne grange est toujours identifiable : la composition de la construction est respectée. A une première extension dans un volume existant, peut s’ajouter une seconde intervention, consistant à créer un garage. Celui-ci peut être accolé en ignon. D’environ 3,50 m de large, il abrite une voiture, et il est couvert par un toit monopente. La structure et le bardage sont en bois, le principe d’un pilier en pierre, ou d’un mur est repris en pignon.

Un principe de base : la construction initiale constitue la référence.
Elle restera a priori la construction principale et la prise en compte de ses caractéristiques architecturales est déterminante pour la conception de l’extension : volumétrie, toiture, matériaux, teintes… L’extension en pignon a toujours constitué la pratique la plus spontanée, et vient prolonger naturellement la construction initiale. Selon sa taille, la toiture de l’extension peut être à une ou deux pentes. L’extension en "L" est également souvent pratiquée. Elle a pour avantage de protéger la façade principale.

 

 
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